Un corps construit d’un seul côté
La pelote impose des impacts répétés sur une seule main, des rotations violentes du tronc et des appuis latéraux explosifs contre le mur. Le corps du pelotari se développe naturellement de façon asymétrique, et c’est cette asymétrie qui finit par coûter cher.
Selon la spécialité — main nue, pala, chistera, grand gant — les contraintes changent. La main nue expose aux traumatismes directs et aux douleurs osseuses de la paume. Les spécialités avec instrument déplacent la charge vers le coude et l’épaule.
Le calendrier de compétition et les entraînements en trinquet, souvent le soir après le travail, laissent peu de place à la récupération et au renforcement compensatoire.
Les blessures typiques de la pelote
Quatre motifs reviennent régulièrement chez les pelotaris que nous suivons.
Contusions répétées, douleurs osseuses, atteintes des tendons du poignet, en particulier en main nue.
Tendinopathie de la coiffe et déficit de rotation, liés au geste répété à haute vitesse.
Compenser l’asymétrie
L’objectif n’est pas de supprimer l’asymétrie, qui fait partie du sport, mais d’éviter qu’elle ne devienne un déficit.
Force et mobilité comparées des deux côtés, état de la main, testing de rotation d’épaule et de hanche. On chiffre ce qui n’est habituellement qu’une impression.
Travail du côté non dominant, renforcement de la coiffe et des rotateurs, mobilité thoracique et de hanche. Deux séances courtes par semaine suffisent.
Ce qu’on sait, et ce qu’on ne sait pas
La pelote basque reste peu étudiée : les recommandations s’appuient largement sur les sports de raquette et de lancer.
Les déficits de rotation d’épaule du côté dominant sont associés à un risque accru de blessure.
Le renforcement régulier de la coiffe réduit les blessures d’épaule dans les sports de lancer.
Quand consulter rapidement
En pelote, certaines douleurs de main ne doivent pas attendre.
Une douleur osseuse persistante de la paume ou d’un doigt après un impact.
Pelotari au Pays basque ?
Bilan d’asymétries et suivi de saison au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Les douleurs de main sont-elles inévitables ?
Une part de contrainte est inhérente au jeu, mais une douleur osseuse qui persiste plusieurs jours n’est pas normale et doit être examinée.
Faut-il travailler le côté non dominant ?
Oui, en entretien. Ce n’est pas pour jouer des deux mains, mais pour éviter que l’écart de force ne devienne une source de blessure.
Combien de temps d’arrêt après une épicondylite ?
On adapte plutôt qu’on arrête, avec un renforcement progressif sur trois à six mois.
Suivez-vous les joueurs en compétition ?
Oui, avec un suivi adapté au calendrier des parties et aux échéances importantes.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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