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Par sport · course

Trail et course à pied : courir plus sans casser

Des sentiers de la Rhune aux boucles du littoral, la majorité des blessures de coureurs viennent d’une progression trop rapide. C’est là que nous travaillons en premier.

Lucas Bengoechea

Ostéopathe du sport

29 mai 2026
3 min de lecture

La charge avant la technique

Courir, c’est répéter le même impact des milliers de fois. Le corps s’y adapte très bien, à condition qu’on lui laisse le temps. La grande majorité des blessures de course sont des blessures de surcharge : tendon, os ou articulation dépassés par un volume monté trop vite.

En trail s’ajoutent le dénivelé négatif, très exigeant pour les quadriceps et les tendons, et des sorties longues qui creusent la dette de récupération. Beaucoup de coureurs progressent en volume et en dénivelé en même temps, ce qui multiplie les contraintes.

La technique de course compte, mais elle vient après. Une cadence plus élevée et un chaussage adapté aident, sans jamais compenser une planification trop agressive.

Les blessures typiques du coureur

Quatre motifs couvrent l’essentiel des consultations de coureurs au cabinet.

Raideur matinale et douleur en début de sortie, souvent après une hausse de dénivelé.

Douleur diffuse à l’avant du genou, marquée en descente et après une position assise prolongée.

Du bilan à l’objectif

Nous suivons les coureurs sur un cycle complet, pas seulement quand ça fait mal.

Histoire d’entraînement, analyse de foulée en vidéo, mesures de force et de mobilité. On repart avec un diagnostic de charge plutôt qu’une liste d’étirements.

Construction de la montée en charge vers l’objectif, avec des paliers et des semaines allégées. Le renforcement s’intègre à la semaine plutôt qu’il ne s’ajoute.

Ce que montrent les données sur la course

Les blessures de surcharge dominent largement chez les coureurs, loin devant les traumatismes.

Augmenter la cadence d’environ 10 % réduit nettement les charges au genou et à la hanche.

Le renforcement musculaire réduit le risque de blessure de surcharge, davantage que les étirements.

Quand consulter rapidement

Certaines douleurs de coureur ne relèvent pas de la simple gestion de charge.

Une douleur osseuse très localisée, qui persiste à la marche.

Une douleur d’aine à l’appui : le col fémoral impose un avis rapide.

Un objectif à préparer, une douleur qui traîne ?

Bilan du coureur et analyse de foulée au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.

Questions fréquentes

À quelle vitesse augmenter mon volume ?

Il n’y a pas de règle universelle. On progresse par paliers, une variable à la fois — volume ou dénivelé, pas les deux — avec des semaines allégées régulières.

Faut-il changer de chaussures ?

Souvent non. Le confort ressenti reste le meilleur guide, et un changement brutal de type de chaussure est en soi un facteur de blessure.

Le renforcement fait-il perdre en légèreté ?

Non. Deux séances courtes par semaine améliorent l’économie de course et la tolérance aux impacts.

Puis-je courir avec une douleur ?

Si elle reste faible, ne s’aggrave pas pendant la sortie et disparaît le lendemain, souvent oui, en volume réduit. Sinon, on consulte.

trailcourse à pied

Une question sur votre situation ?

Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.

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