n°1
motif de consultation chez le coureur
8 sem.
d’amélioration nette avec un renforcement régulier
Un problème de charge, pas de rotule mal placée
Le syndrome fémoro-patellaire désigne une douleur à l’avant du genou, autour ou sous la rotule, sans lésion visible. Longtemps expliqué par un « mauvais alignement » de la rotule, il est aujourd’hui compris comme un déséquilibre entre ce qu’on demande à l’articulation et ce qu’elle sait encaisser.
Les facteurs qu’on retrouve le plus souvent : une hausse rapide du volume ou du dénivelé négatif, un quadriceps et des fessiers sous-développés par rapport à la charge, une cadence de course basse, ou une reprise après plusieurs semaines d’arrêt.
Bonne nouvelle : c’est une douleur qui ne détruit rien. Le cartilage n’est pas « usé » et le pronostic est bon, à condition de traiter la cause plutôt que le symptôme.
Comment on pose le diagnostic
Le diagnostic est clinique. L’imagerie n’a d’intérêt qu’en cas de blocage, de gonflement important ou de traumatisme.
Kilométrage, dénivelé, changement de surface d'entrainement ou de chaussures, reprise non progressive (le fameux trop vite, trop fort, trop intense...). La cause est presque toujours là.
Localisation de la douleur, mobilité, tests de compression fémoro-patellaire, recherche d’un épanchement.
Renforcer la hanche autant que le genou
Le traitement de référence associe renforcement du quadriceps, travail des fessiers et ajustement de la charge d’entraînement. La rééducation dure typiquement six à douze semaines.
On réduit ce qui provoque la douleur — descentes, escaliers, longues sorties — sans arrêter l’activité. Le travail isométrique du quadriceps est bien toléré et soulage souvent dès la première semaine.
Renforcement progressif du quadriceps sur amplitude tolérée, puis travail des abducteurs et rotateurs de hanche. Deux à trois séances par semaine, avec une charge qui augmente tant que la douleur du lendemain reste stable.
Quand consulter sans attendre
Un genou qui gonfle rapidement après un traumatisme ou une torsion.
Une douleur nocturne permanente, une fièvre ou une rougeur chaude.
Une douleur très localisée sur l’os, qui empire à chaque appui.
Un genou qui pique en descente ?
Bilan, plan de renforcement et suivi chiffré au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Un cas concret
Damien coureur de 28 ans, préparation trail, décrit un genou qui pique en descente et de vives douleurs après les sorties avec beaucoup de dénivelé. Bilan : hanches en déficit de force et inhibition motrice du vaste médial oblique. Reprogrammation neuro-motrice et huit semaines de renforcement fessier et de travail de cadence, sans arrêt de la course, ont suffi.
L'exercice
Fentes bulgares, tempo lent
Trois séries de dix par jambe, deux fois par semaine, en descendant en trois secondes. On charge quand dix répétitions deviennent faciles.
Questions fréquentes
Puis-je continuer à courir ?
Le plus souvent oui, en réduisant le volume, en évitant les descentes et en restant sous un seuil de douleur acceptable qui disparaît dans les 24 heures.
Faut-il une radio ou une IRM ?
Pas en première intention. L’imagerie ne montre généralement rien et n’oriente pas le traitement, sauf traumatisme ou blocage.
Combien de temps pour aller mieux ?
Six à douze semaines dans la majorité des cas, avec un renforcement régulier. Les formes anciennes demandent plus de patience.
Le vélo est-il autorisé ?
Souvent oui, en réglant la selle un peu haute et en évitant les gros braquets et les montées longues au début.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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