Comprendre
La charge avant la technique
Courir, c’est répéter le même impact des milliers de fois. Le corps s’y adapte très bien, à condition qu’on lui laisse le temps. La grande majorité des blessures de course sont des blessures de surcharge : tendon, os ou articulation dépassés par un volume monté trop vite.
En trail s’ajoutent le dénivelé négatif, très exigeant pour les quadriceps et les tendons, et des sorties longues qui creusent la dette de récupération. Beaucoup de coureurs progressent en volume et en dénivelé en même temps, ce qui multiplie les contraintes.
La technique de course compte, mais elle vient après. Une cadence plus élevée et un chaussage adapté aident, sans jamais compenser une planification trop agressive.
Ce qu’on regarde d’abord
L’évolution du volume et du dénivelé sur les six dernières semaines.
Le sommeil et la récupération entre les sorties.
La présence, ou non, de renforcement dans la semaine.
La cadence, le chaussage et le terrain habituel.
Ce qu’on voit le plus
Les blessures typiques du coureur
Quatre motifs couvrent l’essentiel des consultations de coureurs au cabinet.
Tendinopathie d’Achille
Raideur matinale et douleur en début de sortie, souvent après une hausse de dénivelé.
Syndrome rotulien
Douleur diffuse à l’avant du genou, marquée en descente et après une position assise prolongée.
Périostite tibiale
Douleur diffuse du bord interne du tibia, typique des reprises sur route dure.
Aponévrosite plantaire
Douleur sous le talon aux premiers pas du matin, longue à passer.
Notre accompagnement
Du bilan à l’objectif
Nous suivons les coureurs sur un cycle complet, pas seulement quand ça fait mal.
Au départ
Le bilan du coureur
Histoire d’entraînement, analyse de foulée en vidéo, mesures de force et de mobilité. On repart avec un diagnostic de charge plutôt qu’une liste d’étirements.
Pendant la préparation
Planifier la progression
Construction de la montée en charge vers l’objectif, avec des paliers et des semaines allégées. Le renforcement s’intègre à la semaine plutôt qu’il ne s’ajoute.
En cas de blessure
Continuer à s’entraîner autrement
On adapte plutôt qu’on arrête : cross-training, travail de force, reprise en marche-course quand c’est nécessaire, retour progressif au volume.
Le bilan complet se fait selon La Clinique du Coureur®, avec un testing de force chiffré si nécessaire.
Ce que dit la science
Ce que montrent les données sur la course
Les blessures de surcharge dominent largement chez les coureurs, loin devant les traumatismes.
Revues épidémiologiques sur la course à pied.
Augmenter la cadence d’environ 10 % réduit nettement les charges au genou et à la hanche.
Heiderscheit et al.
Le renforcement musculaire réduit le risque de blessure de surcharge, davantage que les étirements.
Méta-analyses sur la prévention.
Quand consulter rapidement
Certaines douleurs de coureur ne relèvent pas de la simple gestion de charge.
Une douleur osseuse très localisée, qui persiste à la marche.
Une douleur d’aine à l’appui : le col fémoral impose un avis rapide.
Une douleur qui apparaît de plus en plus tôt à chaque sortie.
Un gonflement articulaire après une sortie.
Chez la coureuse : des règles absentes ou irrégulières.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande en consultation
À quelle vitesse augmenter mon volume ?
Il n’y a pas de règle universelle. On progresse par paliers, une variable à la fois — volume ou dénivelé, pas les deux — avec des semaines allégées régulières.
Faut-il changer de chaussures ?
Souvent non. Le confort ressenti reste le meilleur guide, et un changement brutal de type de chaussure est en soi un facteur de blessure.
Le renforcement fait-il perdre en légèreté ?
Non. Deux séances courtes par semaine améliorent l’économie de course et la tolérance aux impacts.
Puis-je courir avec une douleur ?
Si elle reste faible, ne s’aggrave pas pendant la sortie et disparaît le lendemain, souvent oui, en volume réduit. Sinon, on consulte.
Relu par le Dr Basile Carcassonne, médecin du sport, pour les signaux d’alerte osseux.
Dernière mise à jour : 28 août 2026 · prochaine revue : février 2027.
Cette page a une visée d’information. Elle ne remplace pas une consultation.
À lire ensuite
Un objectif à préparer, une douleur qui traîne ?
Bilan du coureur et analyse de foulée au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Prendre rendez-vous ↗












