Un dos sensible, pas un dos abîmé
La grande majorité des lombalgies sont dites communes : aucune structure précise n’est en cause, et l’imagerie ne change rien à la prise en charge. Chez le sportif, la douleur arrive presque toujours après un pic de charge, un manque de sommeil, une période de stress, ou un retour d’entraînement trop rapide.
Les images font plus de dégâts que les disques : discopathies et « pincements » sont fréquents chez des gens qui n’ont jamais mal. Un compte rendu inquiétant peut à lui seul entretenir la douleur et l’évitement.
Le pronostic est bon. La plupart des épisodes s’améliorent nettement en quatre à six semaines, à condition de continuer à bouger et de reprendre progressivement.
Ce qui est utile, ce qui ne l’est pas
L’objectif de la consultation est d’écarter les rares causes graves, puis de rassurer et de remettre en mouvement.
Histoire de la douleur, charge d’entraînement, antécédents, retentissement sur le sommeil et l’humeur.
Mobilité du rachis, testing neurologique si douleur dans la jambe, palpation, tests de contrôle du tronc.
Reprendre, charger, renforcer
Aucune technique ne surpasse les autres. Ce qui fonctionne : rester actif, retrouver confiance dans les mouvements, et renforcer progressivement le tronc et les hanches.
On garde une activité adaptée plutôt que le lit. Thérapie manuelle et mobilisations peuvent soulager à court terme et faciliter la remise en mouvement, sans être un traitement de fond.
On revient sur les mouvements évités — flexion, rotation, port de charge — par doses progressives. Le renforcement du tronc, des fessiers et des ischio-jambiers reprend en parallèle.
Quand consulter sans attendre
Une perte de force dans une jambe, ou une insensibilité qui s’étend.
Des troubles urinaires ou une anesthésie de la région périnéale.
De la fièvre, une perte de poids inexpliquée, un antécédent de cancer.
Un dos qui bloque votre saison ?
Consultation, plan de réexposition et renforcement au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter le sport ?
Presque jamais complètement. On adapte l’intensité et les mouvements qui piquent, en gardant une activité quotidienne.
Une IRM va-t-elle m’aider ?
En l’absence de signal d’alerte, non. Elle montre souvent des images normales pour l’âge, sans lien avec la douleur, et retarde la reprise.
Est-ce que je peux soulever des poids ?
Oui, c’est même un objectif. On repart de charges légères avec une technique maîtrisée, puis on remonte.
Ma hernie discale va-t-elle disparaître ?
Souvent, oui : une partie des hernies régresse spontanément en quelques mois, et la douleur s’améliore avant l’image.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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