L’os qui proteste
Le syndrome de stress tibial médial, appelé périostite, correspond à une souffrance du bord interne du tibia sous l’effet des impacts répétés. La douleur est diffuse, s’étend sur plusieurs centimètres, et apparaît d’abord en début de sortie avant de s’échauffer.
C’est presque toujours une histoire de charge : reprise après coupure, passage sur route dure, augmentation rapide du kilométrage, ou changement de chaussures. Une faiblesse du mollet et une cadence basse aggravent l’impact à chaque foulée.
La distinction avec la fracture de fatigue est essentielle. Une douleur qui devient très localisée, présente au repos et à la marche, doit faire changer de diagnostic et d’attitude.
Périostite ou fracture de fatigue ?
La distinction se fait d’abord cliniquement. En cas de doute, l’imagerie tranche, car la conduite à tenir n’est pas la même.
Étendue et localisation précise à la palpation : diffuse oriente vers la périostite, ponctuelle vers l’os.
Volume des six dernières semaines, surface, chaussures, dénivelé, reprise après arrêt.
Réduire l’impact, renforcer le mollet
Le traitement tient en deux volets : baisser temporairement la charge d’impact, et augmenter la capacité de la jambe à l’encaisser.
Réduction du volume de course, bascule partielle sur vélo ou natation, surfaces plus souples. On garde de l’activité : l’arrêt total fait perdre la capacité osseuse et musculaire.
Renforcement du triceps et des muscles du pied, travail en charge progressive, puis sauts légers. On augmente aussi la cadence de course de quelques pas par minute pour diminuer l’impact.
Quand consulter sans attendre
Ces signes évoquent une fracture de fatigue plutôt qu’une périostite.
Une douleur très localisée, sur moins de deux centimètres, exquise à la pression.
Une douleur qui apparaît de plus en plus tôt dans la sortie, séance après séance.
Des tibias qui brûlent à chaque sortie ?
Bilan et plan de charge au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Dois-je arrêter complètement de courir ?
Rarement. On réduit fortement le volume et l’impact plutôt que d’arrêter, sauf si la douleur persiste à la marche.
Combien de temps ça dure ?
Quatre à huit semaines dans les formes récentes, plus longtemps si la douleur traîne depuis des mois.
Les semelles règlent-elles le problème ?
Elles peuvent aider sur certains pieds, mais la gestion de la charge et le renforcement restent le traitement principal.
Comment éviter la récidive ?
En progressant lentement, une variable à la fois, et en gardant un renforcement du mollet toute l’année.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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