Un carrefour de contraintes
Le pubis est le point de rencontre des adducteurs, des abdominaux et des muscles profonds du bassin. Dans les sports de changement de direction, de frappe et de contact, cette zone encaisse des forces contraires à chaque appui. Quand la charge dépasse la capacité, la douleur s’installe.
On parle aujourd’hui de douleur inguinale liée au sport, en distinguant l’atteinte des adducteurs — la plus fréquente — de celle du pubis, du psoas ou de la paroi abdominale. Ces formes se mélangent souvent chez un même sportif.
C’est une blessure de patience. Comptez huit à seize semaines de rééducation active pour une forme installée, avec une reprise progressive et non un arrêt suivi d’un retour brutal.
Trouver quelle structure parle
L’examen clinique oriente vers une des grandes formes. L’imagerie sert à écarter les diagnostics à ne pas manquer, pas à confirmer la pubalgie.
Poste, volume, reprise de saison, matchs enchaînés, antécédents de lésion des adducteurs.
Insertion des adducteurs, pubis, canal inguinal, psoas : chaque zone donne une orientation différente.
Renforcer les adducteurs, pas les étirer
Le renforcement progressif des adducteurs est le traitement de référence. Le repos seul soulage puis la douleur revient dès la reprise.
On retire temporairement les gestes déclencheurs — sprints, frappes, changements de direction — sans arrêter toute activité. Isométries d’adduction et travail du tronc en douceur.
Renforcement excentrique et concentrique des adducteurs, type protocole Copenhague, associé au travail des abdominaux profonds et des fessiers. Trois séances par semaine.
Quand consulter sans attendre
Une douleur brutale avec impossibilité d’appui après un geste violent.
De la fièvre, des brûlures urinaires, du sang dans les urines.
Une douleur d’aine qui dure ?
Bilan clinique et programme de renforcement au cabinet Mugitu, 3 avenue Kléber à Biarritz.
Questions fréquentes
Faut-il opérer une pubalgie ?
Rarement, et jamais en première intention. La chirurgie ne se discute qu’après plusieurs mois de rééducation active bien conduite et sans résultat.
Les étirements aident-ils ?
Peu, et ils irritent parfois la zone. Le renforcement progressif est bien mieux documenté.
Combien de temps d’arrêt ?
On évite l’arrêt complet. La reprise du sport se fait par paliers, en général entre huit et seize semaines selon l’ancienneté.
Pourquoi ça revient chaque saison ?
Le plus souvent parce que la reprise a été décidée sur la disparition de la douleur, sans avoir retrouvé la force d’adduction du côté sain.
Une question sur votre situation ?
Un article ne remplace pas un examen. L'équipe vous reçoit 3 avenue Kléber à Biarritz.
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